Our Mutual Friend
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Our Mutual Friend

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Description

Following his father's death John Harmon returns to London to claim his inheritance, but he finds he is eligible only if he marries Bella Wilfur. To observe her character he assumes another identity and secures work with his father's foreman, Mr Boffin, who is also Bella's guardian.
Disguise and concealment play an important role in the novel and individual identity is examined within the wider setting of London life: in the 1860s the city was aflame with spiralling financial speculation while thousands of homeless scratched a living from the detritus of the more fortunate-indeed John Harmon's father has amassed his wealth by recycling waste.
This edition includes extensive explanatory notes and significant manuscript variants.
ABOUT THE SERIES: For over 100 years Oxford World's Classics has made available the widest range of literature from around the globe. Each affordable volume reflects Oxford's commitment to scholarship, providing the most accurate text plus a wealth of other valuable features, including expert introductions by leading authorities, helpful notes to clarify the text, up-to-date bibliographies for further study, and much more.
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Product details

  • Paperback | 880 pages
  • 129 x 195 x 40mm | 595g
  • Oxford, United Kingdom
  • English
  • Reissue
  • 0199536252
  • 9780199536252
  • 43,611

Flap copy

A satiric masterpiece about the allure and peril of money, "Our Mutual Friend revolves around the inheritance of a dust-heap where the rich throw their trash. When the body of John Harmon, the dust-heap's expected heir, is found in the Thames, fortunes change hands surprisingly, raising to new heights "Noddy" Boffin, a low-born but kindly clerk who becomes "the Golden Dustman." Charles Dickens's last complete novel, "Our Mutual Friend encompasses the great themes of his earlier works: the pretensions of the nouveaux riches, the ingenuousness of the aspiring poor, and the unfailing power of wealth to corrupt all who crave it. With its flavorful cast of characters and numerous subplots, "Our Mutual Friend is one of Dickens's most complex--and satisfying--novels.
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Review quote

"The fact that Dickens is always thought of as a caricaturist, although he was constantly trying to be something else, is perhaps the surest mark of his genius." --George Orwell
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About Charles Dickens

Charles Dickens (1812-1870), geboren in Landport bei Portsea, wuchs in Chatham bei London auf. Als er elf Jahre alt war, musste sein Vater wegen nicht eingelöster Schuldscheine ins Schuldgefängnis; seine Mutter folgte ihm mit Charles' Geschwistern dorthin. Charles, das zweitälteste Kind, musste währenddessen in einer Schuhwichsfabrik arbeiten. Erst als der Vater nach einigen Monaten entlassen wurde, besuchte Charles wieder eine Schule. Mit fünfzehn begann er in einem Rechtsanwaltsbüro als Gehilfe zu arbeiten, später wurde er Zeitungsreporter.
Seine schriftstellerische Karriere begann er mit seinen Skizzen des Londoner Alltagslebens. Anschließend entstanden in rascher Folge die ersten Romane. Dickens wurde Herausgeber der liberalen Londoner Zeitung "Daily News", reiste in die USA und nach Italien und verfasste 1848/1849 "David Copperfield", der viel autobiographisches Material enthält.
Dickens' liebevolle Schilderungen menschlicher Schwächen, sein Kosmos skurriler und schrulliger englischer "Originale" und die satirische Anprangerung sozialer Missstände machten ihn bereits zu Lebzeiten zu einem der beliebtesten Romanciers der Weltliteratur. Seine Bücher brachten ihm außerdem beträchtlichen Wohlstand ein. Seit 1860 lebte er auf seinem Landsitz Gad's Hill Place in Kent, wo er im Alter von nur 58 Jahren an einem Schlaganfall starb.
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Rating details

24,600 ratings
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Our customer reviews

Our Mutual Friend est un livre complexe et ambitieux. Par sa longueur, d'abord, près de mille pages dans l'édition Oxford World Classics. D'aucuns prétendent que Dickens était payé au nombre de mots, et que cela aurait eu une influence sur son Å?uvre en l'incitant à écrire de longs romans. En fait, c'est inexact : il a écrit Our Mutual Friend sous la forme de feuilletons mensuels dont la publication s'est étalée de mai 1864 à novembre 1865. L'intérêt de cette forme de publication pour l'auteur était de lisser ses revenus et d'exercer son métier en bénéficiant d'un salaire mensuel. On conçoit aisément l'effet que ce mode de publication peut avoir sur la longueur d'une Å?uvre littéraire : tant que le public suit, le romancier a intérêt à la prolonger en retardant son dénouement par l'ajout de nouveaux chapitres. Le roman est complexe par la multiplicité de ses personnages et de ses intrigues. Plus précisément, il combine quatre histoires autour de thèmes et de personnages communs. La première et la principale est celle de John Harmon, jeune héritier dont le corps sans vie est découvert flottant sur la Tamise par le batelier Gaffer Hexam et sa fille Lizzie. Après avoir vécu quatorze années à l'étranger, John Harmon était rentré à Londres pour toucher l'héritage de son père, un homme d'affaires ayant bâti sa fortune dans le tri et le commerce des tas d'ordures (oui, je sais, cela peut paraître étrange de penser que des ordures puissent être une source d'enrichissement, mais c'était le cas dans l'Angleterre victorienne; pour le comprendre, je vous invite à lire cet article ou à consulter le rapport annuel de Veolia Environnement). Selon les conditions du testament, le jeune John Harmon aurait dû pour cela épouser une jeune fille nommée Bella Wilfer, qui au début du roman est dépeinte comme superficielle, vaine, et surtout obsédée par l'idée de s'élever socialement en épousant un homme riche. La découverte du corps noyé de John Harmon et l'infortune de Bella Wilfer suscitent l'émotion dans les salons de la haute société londonienne, en premier lieu celui des Veneerings, un couple de nouveaux riches qui entretient une petite coterie aussi sotte que superficielle. Dans la suite du roman, le lecteur apprendra que John Harmon a en fait échappé à une tentative de meurtre; sous le nom de John Rokesmith, il se fait engager comme secrétaire du fidèle lieutenant de feu le vieux Harmon, un dénommé Mr. Boffin, devenu le bénéficiaire de son testament et le protecteur de Bella Wilfer. Sous le couvert de cette fausse identité, le jeune héritier présumé mort apprend à connaître celle qui lui était promise et assiste à la transformation morale qui fera de la jeune fille mercenaire une âme généreuse et désintéressée. A ce fil conducteur s'ajoutent trois autres récits d'une importance moindre : le premier est celui de la rivalité amoureuse entre le maître d'école Bradley Headstone et l'avocat Eugène Wrayburn pour la conquête de Lizzie Hexam (Wrayburn est l'ami de Mortimer Lightwood, l'homme de loi chargé de l'exécution du testament Harmon) ; le second raconte les intrigues des Lammles, un couple de jeunes mariés manipulateurs qui tentent de s'emparer de la fortune de Bella Wilfer par l'intermédiaire du prêteur d'argent Fledgeby; enfin, le troisième et dernier est celui du complot mené par Silas Wegg pour déposséder Mr. Boffin de l'héritage Harmon. Dans le roman, la narration fait alterner les chapitres consacrés à ces intrigues d'une manière habile et fluide, le plus souvent selon un schéma d'imbrication de type ABA BAB. Cette construction facilite la progression dans le livre, mais à la fin le lecteur s'interroge malgré tout sur l'intérêt de multiplier les récits secondaires. Enfin, pour ceux dont l'anglais n'est pas la langue maternelle, la lecture du texte original peut présenter quelques difficultés, ne serait-ce que par l'ampleur des phrases et la richesse du vocabulaire de Dickens. Ces dernières années, j'ai lu sans problème en anglais pas mal d'oeuvres destinées à un large public contemporain (Ken Follett, Frank Mc Court, etc.). En me replongeant dans un classique de la littérature anglaise, j'ai éprouvé un peu plus de difficulté. Heureusement, j'avais à porté de main un bon dictionnaire. Malgré tout, en refermant le livre, je me suis dit qu'il mérite de figurer au panthéon de mes ouvrages préférés, en premier lieu parce qu'il aborde bon nombre de mes thèmes favoris en littérature. Le premier d'entre eux est celui de l'argent et de son influence corruptrice. A l'instar de Balzac, Charles Dickens est un fin observateur des mÅ?urs de son époque (l'Angleterre victorienne, marquée par la première révolution industrielle et l'âge d'or du capitalisme), et il s'en inspire pour nourrir ses romans. Cela donne lieu à une féroce satire sociale, particulièrement présente dans les chapitres consacrés au salon des nouveaux riches Veneerings : "Mr and Mrs Veneering were bran-new people in a bran-new house in a bran-new quarter of London. Everything about the Veneerings was spick and span new. All their furniture was new, all their friends were new, all their friends were new, all their servants were new, their plate was new, their carriage was new, their harness was new, their horses were new, their pictures were new, they themselves were new, they were as newly married as was lawfully compatible with their having a bran-new baby, and if they had set up a great-grandfather, he would have come home in matting from the Pantechnicon, without a scratch upon him, French polished to the crown of his head." (Livre Premier, Chapitre II). Cette dimension satirique se retrouve dans le cynisme spirituel des dialogues entre Eugene Wrayburn et Mortimer Lightwood, dont la répartie, la vivacité et la spiritualité ne sont pas sans rappeler celles de Bixiou et de ses convives au dîner de La Maison Nucingen (Balzac). L'autre thème majeur du récit est celui de l'identité, aussi bien psychologique que sociale, et des transformations qu'elle subit à travers le jeu des masques et des réincarnations. Dans Our Mutual Friend, les principaux personnages ne sont pas figés; ils évoluent au gré de la poursuite de leurs ambitions et de leurs rêves. Dans ce bal masqué, les gagnants sont ceux qui parviennent à maîtriser leurs transformations pour atteindre leurs objectifs. C'est le cas, bien sûr, de John Harmon : après son meurtre présumé, il réapparaît sous une première fausse identité (Julius Handford) au moment de l'examen de son propre "cadavre" dans le quartier général de la police, puis disparaît à nouveau, avant de revenir sous une nouvelle identité, celle de John Rokesmith. Mr. Boffin, dont il devient le secrétaire, est également auteur de sa propre métamorphose, de manière temporaire et théâtrale, lorsqu'il endosse l'habit du riche avare qui maltraite son secrétaire pour provoquer une réaction chez Bella Wilfer. Cette métamorphose superficielle, tactique et active en produira une autre, celle-là beaucoup plus profonde, durable et morale chez Bella Wilfer : jeune fille égoïste et chasseuse de beaux partis au début du roman, elle devient une femme généreuse et désintéressée et finit par épouser John Harmon (alias John Rokesmith) par amour sans savoir qu'il est l'héritier d'une immense fortune (on notera au passage que cette transformation est la moins plausible du récit; c'est d'ailleurs une des faiblesses de l'intrigue déjà révélée par la critique de l'époque). Enfin, à leur manière, Eugène Wrayburn et Lizzie Hexam subissent eux aussi des métamorphoses. Victime d'une tentative d'assassinat sous les coups de son rival Bradley Bradstone, Eugene tombe dans la Tamise. Il est sauvé in extremis par Lizzie et revient à la vie après des semaines passées entre la vie et la mort. Cette épreuve les métamorphose tous les deux et rend possible une union que les conventions sociales empêchaient. A l'inverse, les personnages inaptes au jeu des apparences ou incapables de maîtriser leur transformation connaissent la mort ou la déchéance. C'est le cas des Lammles, le couple machiavélique qui tente de s'enrichir en manipulant les filles de bonne famille. Après avoir longtemps paradé dans les salons sous l'apparence de jeunes mariés fortunés, ils sont démasqués et la révélation de leur banqueroute les contraint à prendre la route de l'exil. Dans un registre plus physique et animal, le maître d'école Bradley Headstone est semblable à un loup-garou : incapable de contrôler le monstre de colère et de rage qui sommeille en lui, il finit par laisser sa violence éclater en tentant d'assassiner Eugene Wrayburn. N'ayant pas réussi non plus à dissimuler son crime et son déguisement (le bandit Rogue Riderhood le surprend en train de jeter à l'eau les vêtements qu'il portait au moment de son forfait et tente de le faire chanter), Bradley Headstone finit noyé dans la Tamise. Enfin, l'escroquerie de Silas Wegg est dévoilée et dénoncée par le taxidermiste Mr. Venus (vous noterez au passage le caractère symbolique de la profession - un peu à la manière des médecins chez Balzac, le taxidermiste est ici doté d'une certaine clairvoyance de par la nature même de sa profession). D'une certaine façon, dans Our Mutual Friend, l'usage du masque est récompensé lorsqu'il vise des buts légitimes ou moralement supérieurs, et condamné lorsqu'il poursuit l'enrichissement frauduleux ou la violence. Ce jeu de masques a pour théâtre un décor magique et mystérieux, qui constitue pour moi le principal intérêt du roman: la ville de Londres. Voici ce qu'écrit à ce sujet Murray Baumgarten, professeur à l'université de Santa Cruz : "The narrative of Dickens's novels takes us on a tour through this city of contradictions, their intricate plots the engines driving us on this journey. His prose moves us rapidly between London scenes at once pastoral and intensely urban . . . In bringing these contradictions together, Dickens's prose is magical in its realism . . . The city is chaotic; the city is ordered; personal vision is juxtaposed against the panoramic . . . And Dickens's prose, like his city, like his own life, is always dynamic, always moving us through change.". On notera que la Londres dépeinte dans Our Mutual Friend est une ville sombre et surtout très humide. La Tamise y occupe un rôle central : pleine des cadavres des noyés, elle constitue l'envers du décor fastueux des salons bourgeois et aristocratiques. Mais si elle charrie la mort dans son cours, elle est également un passage menant à la résurrection et à la félicité, comme en témoignent les transformations symboliques de John Harmon et Eugene Wrayburn.show more
by Marc Bordier
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