Contes D'Un Voyageur II Suivi de Contes D'Un Voyageur III Et IV

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Description

La vie litteraire Parmi les divers objets qui piquent la curiosite d'un voyageur, j'avais depuis longtemps le plus vif desir de recueillir quelques anecdotes sur la vie des gens de lettres; et me trouvant a Londres, un des endroits les plus renommes pour la publication des livres, j'etais extremement curieux de connaitre l'espece d'animaux qui les produit. Le hasard me mit heureusement en relation avec un litterateur nomme Buckthorne, personnage qui habitait depuis longtemps la metropole, et qui pouvait me tracer l'histoire naturelle de tous les animaux etranges que l'on rencontre dans cette vaste foret. Il s'empressa de me communiquer quelques renseignements utiles sur l'objet de mes recherches. Le monde litteraire, dit-il, est compose de petites confederations dont chacune regarde ses membres comme les flambeaux de l'univers, et considere les autres comme de simples meteores passagers, condamnes a tomber bientot, et a etre oublies, tandis que ses propres lumieres brilleront d'un eclat non interrompu a toute eternite. -Et comment, s'il vous plait, lui dis-je s'introduit-on dans ces confederations dont vous me parlez. Je pense que le commerce entre auteurs est une espece de troc d'esprit, ou chacun doit apporter des marchandises en echange, et ou l'on ne donne jamais rien pour rien. -Oh! bah! comme vous vous trompez, dit Buckthorne en souriant: ne croyez jamais que ce soit en brillant que l'on obtient la faveur des beaux esprits. Ils vont dans la societe pour briller eux-memes et non pour admirer l'eclat des autres. Je pensais autrefois comme vous, et je ne me rendais jamais dans une reunion litteraire sans avoir etudie d'avance mon role. Il en resulta que j'eus bientot la reputation d'un insupportable discoureur; et qu'en peu de temps j'eusse ete completement excommunie, si je n'avais change de systeme. Non, monsieur, il n'y a point de qualite qui ait plus de succes chez les beaux esprits que celle de savoir ecouter; ou bien, si vous etes jamais eloquent, soyez-le en tete-a-tete avec un auteur; louez alors ses ouvrages, ou ce qui lui plaira presque autant, depreciez les ouvrages de ses contemporains. Quand, meme il dirait du bien des productions d'un de ses amis intimes, soutenez hardiment l'opinion contraire; decidez que son ami est une buse: ne craignez pas de l'offenser; on parle beaucoup de l'irritabilite des auteurs; je n'en trouvai jamais un qui se fachat, de contradictions de ce genre. Non, non, monsieur, les auteurs conviennent des defauts de leurs amis avec une candeur toute particuliere. De plus, je dois vous engager a etre extremement sobre de remarques sur les ouvrages modernes, si ce n'est pour faire des observations satiriques contre les ecrivains les plus distingues de notre temps.show more

Product details

  • 12-17
  • Paperback | 502 pages
  • 152 x 229 x 26mm | 662g
  • Createspace
  • United States
  • English, French
  • Large type / large print
  • Large Print
  • black & white illustrations
  • 1508685258
  • 9781508685258

About M Washington Irving

Washington Irving est un ecrivain americain ne le 3 avril 1783 dans le quartier de Manhattan, a New York, mort le 28 novembre 1859 a Tarrytown. Biographie: Washington Irving est le plus jeune des onze enfants d'un riche negociant. Son prenom lui a ete donne en hommage a George Washington. Tres tot, il developpe une passion pour les livres, devorant Robinson Crusoe ou les Mille et une nuits. Avocat, il etudie le droit en prive dans les bureaux d'Henry Masterton (1798), Brockholst Livingston (1801) et John Ogde Hoffman (1802), mais ne pratique que brievement. De 1804 a 1806, il voyage a travers l'Europe, visitant Marseille, Genes, la Sicile (ou il voit l'amiral anglais Nelson) et Rome. A son retour aux Etats-Unis, en 1806, Irving est admis au barreau de New York. Il monte avec ses freres une entreprise (qui devait s'effondrer en 1818). Pendant la guerre de 1812, Irving assiste militairement le gouverneur de New York, Tompkins, dans l'armee americaine. La carriere litteraire d'Irving debute dans la presse. Il contribue, entre 1802 et 1803, a The Morning Chronicle, qui est edite par son frere Peter, puis, entre 1807 et 1808, a Salmagundi, ecrivant en collaboration avec son frere William et James Kirke Paulding. De 1812 a 1814, il est redacteur a l'Analetic magazine, a Philadelphie et a New York.Il a publie sous les pseudonymes de Geoffrey Crayon, Dietrich Knickerbocker et Jonathan Oldstyle. Il est surtout connu pour ses nouvelles, mais il a aussi ecrit de nombreux essais et biographies."show more